Une Seule Planète – Les recettes de l’émission

Samedi dernier, en passant dans une de nos épiceries yverdonnoises préférées, Suzanna, la gérante me fait : « Vous savez, il y a déjà trente personnes qui sont passées pour demander du tempeh ».

La veille, mon oncle m’appelle et me dit « Régis, tu passes bien à la télé. D’habitude, je ne regarde pas trop ces émissions. Ces trucs avec le CO2 et tout, ça m’intéresse pas trop. Mais c’est quoi ces machins que tu as cuisiné ? ».

A présent, la journaliste de l’émission me demande si on peut partager les recettes du tournage. Avec plaisir les amis, mais s’il vous plait : n’achetez pas de poivrons avant l’été prochain !

Brochettes tempeh/tofu au pesto de fanes de radis, poivrons grillés et vinaigrette aux pois chiches

Type Personnes Temps de préparation Temps de cuisson
grillades 6 20 min 45 et 10 min
TIPS
Cette recette remet à l’honneur les légumineuses, sources importantes de protéines, minéraux et vitamines pour un poids écologique bien moindre que la viande. Elle peut soit se décliner l’été sur le gril façon barbecue, soit se réaliser à l’intérieur dans une poêle striée en fonte.
INGREDIENTS
2 paquets de tempeh 1 échalottes 2 gousses d’ail
2 paquets de tofu frais 2 dl huile d’olive 1 botte de basilic
une poignée de pois chiche à faire tremper une nuit 1 CS moutarde 2-3 tomates séchées
2 poivrons 1 CS vinaigre de cidre
1 botte de radis Mélange d’épices : Garam massala ou autre (option)
Mélange de salade et jeunes pousses
INSTRUCTIONS
1 Nouer son tablier, se laver les mains et lire une fois la recette jusqu’au bout 😉
2 Cuire les pois chiche préalablement trempé 45min à la vapeur.
3 Nettoyer les légumes et crudités. Réserver les fanes de radis.
4 Préparer la vinaigrette : touiller le vinaigre avec la moutarde et une pincée de sel. Ajouter 3 CS d’huile et l’échalotte ciselée.
5 Préparer le pesto : mixer les fanes de radis, le basilic, les tomates séchées et l’ail avec 1 dl d’huile et une pincée de sel.
6 Découper les poivrons dans la longeur. Retirer les pépins se faisant.
7 Découper le tofu et le tempeh dans la largeur pour en faire des brochettes. Frotter un peu de sel sur le tofu.
8 Mélanger les pois chiche avec un filet d’huile et le mélange d’épices. Garder au chaud.
9 Chauffer un fond d’huile. Faire sauter les poivrons et griller les brochettes une dizaine de minutes. Tourner régulièrement.
10 Dresser chaque assiette la salade, les radis et la vinaigrette. Ajouter les pois chiches et les poivrons. Disposer les brochettes puis ajouter le pesto.

Tartelettes au vinaigre de cidre

Type Personnes Temps de préparation Temps de cuisson
Dessert 6 20 min 30 min
RECOMMANDATIONS
C’est une recette de grand-mère qui, dit-on, remonte à plusieurs centaines d’années. Le résultat fait penser à une fusion entre les tartelletes au citron et la tarte au vin cuit ou à la raisinée, bien connue par chez nous. Et puis on évite de faire venir des agrumes de loin.
INGREDIENTS
Pâte brisée 1 dl de vinaigre de cidre
250g de farine 15 g de farine
1 CS de sucre 150 g de sucre
125g de beurre 2 œufs
2 œufs entiers 10 g de beurre
25 cl d’eau
INSTRUCTIONS
1 Nouer son tablier, se laver les mains et lire une fois la recette jusqu’au bout 😉
2 Mélanger le beurre à T° ambiante avec la farine et le sucre jusqu’à consistance sableuse. Incorporer les œufs et fraiser la pâte : étaler la pâte à la main et la rabattre sur elle-même. Réserver au frais.
3 Dans une casserole, mettre l’eau, le vinaigre de cidre puis ajouter la farine et le sucre. Remuer en permanence à feu moyen jusqu’à ébullition et laisser bouillir une minute ou deux.
4 Hors du feu, ajouter les œufs battus préalablement et le beurre en petits morceaux.
5 Fleurer la pâte puis l’étaler au rouleau en la retournant régulièrement. Découper les formes à l’emporte-pièce et foncer la pâte dans les moules à tartelettes.
6 Verser la préparation dans les tartelettes puis enfourner pour 30min à 180°C dans le four préchauffé.
7 Laisser les tartelettes refroidir. Décorer avec des tranches de pomme en éventail.

 

Quelques recommandations sur les produits :

  • Il s’agissait d’une recette estivale, alors évitez les poivrons qui servaient de garniture. Je ne vous en voudrais pas si vous achetez un bouquet de basilic bio espagnol mais évitez celui qui vient d’Israel ou d’Afrique du Sud.

  • Il est possible de trouver des radis suisse, même en cette saison. Demandez à votre maraicher ou lisez les étiquettes. Prenez une botte Bio avec de belles fanes et pas un truc rabougri.

  • Le meilleur tempeh s’appelle Le Bon Tempeh (au lieu du Meilleur Tempeh) et est produit à Champvent par un adorable couple de Lausannois. Vous trouverez la liste de leurs revendeurs ici. A défaut, vous trouverez des alternatives allemandes en épicerie spécialisée ou vous vous rabattrez sur du tofu ferme.

  • Les pois chiches sont également vaudois et bio, en provenance de la Ferme Iseli.

  • Choisissez un vinaigre de cidre au parfum fruité et agréable, pas le décapant qui fait grincer les gencives jusqu’aux oreilles.

Bonne dégustation et j’espère que vous m’enverrez une photo de votre assiette !

 

Un mois végane. La promesse n’a pas été tenue.

J’ai commencé le challenge du novembre végane avec l’idée que ce mois serai propice à la réflexion sur mon mode d’alimentation. J’en suis arrivé à la conclusion que le véganisme n’est pas la meilleure solution. D’ailleurs j’ai un regain d’intérêt pour la viande comme jamais après cinq ans de flexitarisme. Comment ai-je pu en arriver-là ? Rétrospective sur ce mois particulier. Lire la suite

Reggie’ Monday chez Paul Bocuse – Bilan

Jeudi, j’avais déjà la gorge qui se nouait à l’idée du stage qui se terminait déjà. Depuis le début, j’avais marqué les étapes de ce séjour extraordinaire : Ah ! C’est dans un mois. – Je pars bientôt ! – Ca y est je commence demain ! – Le premier jour, puis le second. La moitié du stage déjà. Puis la fin est arrivée aussi soudainement que le début. Clap de fin, retour au bureau. Je penses que tu connais cette sensation.

Trois exaltantes semaines à l’Institut Paul Bocuse. L’heure de faire le bilan. Lire la suite

En cuisine à l’Institut Paul Bocuse

8h30-18h00, épuisé mais heureux

Katy nous avait dit qu’on finirait à 16h30, mais le programme est intensif. Le premier jour a été dédié à la découpe des légumes, les fonds et les veloutés. Chef Sébastien a une finale de Meilleur Ouvrier de France à son actif et enseigne à l’Institut depuis 5 ans. Je l’ai trouvé un peu froid au premier abord mais on sait que les chefs s’arrondissent avec le temps. Lire la suite

Réflexions : un animal abattu pour sa fourrure vaut-il plus que celui pour sa viande ?

Aujourd’hui j’ai envie de te raconter une péripétie certainement révélatrice de nos valeurs et de la cohérence de nos actes. Depuis quelques temps, je cherche a adopter un mode de vie un peu plus minimaliste et à me désencombrer d’une partie de ce qui me semble à présent superflu. En faisant le tri dans mes affaires, je suis tombé sur une peau de renne, que j’avais acheté il y a quelques années pour meubler mon ancienne chambre.

N’en souhaitant plus, j’ai donc posté une annonce de vente sur un groupe facebook, en compagnie d’autres objets. Qu’elle ne fut pas ma surprise de rapidement découvrir que cette peau suscitait le dégoût et l’offuscation d’une frange des internautes. Je le confesse, au début, je me suis demandé pourquoi, et je me le demande encore. Je suis évidemment navré d’avoir heurté la sensibilité des amoureux de la nature, mais j’ai besoin de ton avis pour savoir si je suis un être auquel il manque un brin compassion et d’intelligence émotionnelle.
J’admets qu’un animal a été sacrifié pour sa peau, et avoue ne pas savoir dans quelle condition et de ce qu’il est advenu du reste de sa dépouille. Pour en avoir observé en Norvège, je comprends aussi que c’est un bel animal, parmi d’autres animaux à poils mignons qui se font tanner pour leur peau.

Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il y autant d’indignation pour cet animal alors que les milliards d’autres qui sont élevés dans des enclos en béton, blessés et abattus dans des conditions indignes par les êtres supposés moraux que nous sommes ne suscitent qu’un haussement de sourcil dans une discussion de comptoir autours d’une côtelette à midi avec les collègues (caricature).

Ce que je veux dire, c’est que le renne que j’ai sacrifié et cautionné par mon acte d’achat correspond à une fraction de la souffrance animale de l’élevage animal de masse qui nourrit la majorité de la population. Démarche que je combats aujourd’hui au travers de mes ateliers culinaires dans le but de proposer des alternatives à notre alimentation carniste, bien moins éthique à bien des égards à mon sens…

Si aujourd’hui je n’aurais pas effectué cet achat malheureux, et même si je ne prétends pas être irréprochable, cet incident aura l’avantage de me révéler que je ne suis pas encore totalement cohérent entre mes actes et mes valeurs.

Qu’en penses-tu, et que ferais-tu à ma place avec cette peau de bête ? Que ferais-tu dans une situation similaire, admettons que tu hériterais d’une peau d’un animal sauvage ?

L’histoire des lundis sans viande

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Commençons par mentionner que si le président Wilson avait décrété les mardis sans viande pendant la Première Guerre Mondiale, et que le mouvement avait été réitéré pendant la Deuxième Guerre, c’était essentiellement pour rationner les provisions et supporter l’effort de guerre.

En 2003, l’initiative des Meatless Monday – ou Lundis sans viande – a refait surface en s’associant à l’école de santé publique de l’Université Johns Hopkins à Baltimore. Le but? Sensibiliser la population à l’importance de diminuer sa consommation de gras saturés pour prévenir plusieurs problèmes de santé. Le lundi ? Parce qu’il semblerait que lorsque l’habitude se prend en début de semaine, les gens ont plus tendance à conserver cette habitude pour le reste de la semaine.

Mais aujourd’hui j’ai envie de vous raconter l’histoire des lundis sans viande telle que je la connais… Lire la suite

De quelle tribu alimentaire es-tu ?

De quoi parle-t-on lorsqu’on aborde l’alimentation ? De diététique et santé ? de gastronomie ? De terroirs et tradition ? D’écologie et environnement ?
Manger n’est plus simplement l’acte de se nourrir mais est un acte politique, revendicateur de ses valeurs. Je mange donc je suis. Je suis ce que je mange.

Tour du monde avec dérision des régimes et néologismes alimentaires.

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Pourquoi manger moins de viande ?

C’est vrai ça, pourquoi manger moins de viande ? s’interroge l’homo erectus qui pense devoir avaler sa ration quotidienne de protéines pour être en bonne santé.

60 Milliard. SOIXANTE MILLIARDS, c’est le nombre d’animaux d’élevage qu’on abat chaque année. 60 Milliards c’est un 6 suivi de 10 zéros : 60000000000.

C’est sans compter les poissons et le gibier.

Quand on sait que pour produire un kilo de viande de boeuf, il faut compter 12 à 14 kg de céréales (souvent du soja génétiquement modifié), 15’000 litres d’eau et entraine l’émission de 16 kg d’équivalent de CO2 : je vous laisse essayer d’imaginer la quantité de ressource que cela représente à l’échelle mondiale.
60% des ressources céréalières en fait, qui sont destinées en fourrage pour le bétail. En changeant de paradigme, ça revient à dire qu’en renonçant une fois à ton steak de 200g, tu as virtuellement économisé l’eau pour 75 bains, un trajet de 23 km en voiture et pourvu à l’équivalent d’une semaine de repas pour une famille d’un pays au tiers monde.Screen Shot 2015-09-21 at 10.27.15

A présent réfléchi à comment faut-il faire pour produire autant de viande ? T’es-tu déjà demandé pourquoi les abattoirs n’avaient pas de fenêtres et n’organisaient pas de portes ouvertes ? Lire la suite